Mandragora, quand les enfers détruisent notre âme

Édité par Kingts Peak, Mandragora s’insère dans le milieu assez fermé des Metroidvania connu de toutes et tous. Ce genre est depuis des années hautement apprécié des hardcore gamer. Le côté couloir qui se débloque au fur et à mesure de l’aventure, devoir revenir en arrière pour ouvrir une porte fermée dès le début du jeu … C’est vraiment un genre apprécié de toutes et tous et Mandragora rentre dans la danse.

La direction narrative est la suivante : L’être humain à totalement baissé les armes et les monstres ont profité de cette déchéance pour proliférer. Faelduum, ce monde peuplé de créatures et autres personnages au caractère bien trempé, vous fera vivre une aventure sombre parsemée de couleurs, en passant par des niveaux enneigés ou encore forestiers. Ne vous laissez pas surprendre par ces douceurs visuelles et soyez plutôt attentif et réactif pour combattre au mieux vos ennemis, et ainsi allez jusqu’au bout de votre périple.

Sur la partie visuelle le soft est vraiment réussi. On retrouve une patte quasi faite au feutre, et les couleurs ressortent vraiment bien à l’écran. On remarque chaque détail qui, par ses couleurs, se démarque, que ce soit pour des potions, des rubis, et même dans les divers accoutrements que notre personnage pourra équiper.

L’ambiance générale suit la partie visuelle. Les sonorités des divers niveaux sont immersives et donnent au joueur une touche particulière. On notera dans la forêt une certaine fraicheur dans laquelle on pourrait sentir le vent passer au travers des feuilles. Les reflets de lumières et autres flaques d’eau sont vraiment de très bonne facture. On pourrait penser que dans un jeu 2D comme Mandragora le côté visuel au sol serait délaissé, de même que certains détails dans les airs, mais bien au contraire ! C’est le souci du détail qui compte pour faire un bon jeu.

Reprenons nos péripéties pour combattre ce fléau et sortir de ce monde obscur. Tout au long du jeu, on fera évoluer notre personnage. On pourra voir nos statistiques augmentés et cela passe par un arbre de compétence. Petite particularité : celle d’avoir la possibilité de « peindre » ses vêtements (sans perdre les stats’) afin de se faire un full custom visuel de magicien ou de barbare. Pour rentrer en profondeur dans les arbres de compétences (oui il y en a plusieurs) vos choix devront être stratégiques pour avancer au mieux dans votre aventure. Dans notre inventaire, il est possible de créer 2 combinaisons (de 3 slots) et de changer entre les 2 avec une simple pression sur un bouton. Cela permet de se forger un build spécial défense ou au contraire spécial attaque pour certains gros boss.

La map est conséquente et renferme plusieurs cachettes renfermant des coffres précieux. Mais comme vous le savez dans les Metroidvania, tout se mérite. Il faut trouver le bon objet loin dans la quête pour revenir au début du jeu et ouvrir un coffre parfois … vide (du moins avec un petit loot). Pour parcourir la map de bout en bout et de manière rapide on trouvera des TP (Teleportation Point) et là ça coince un peu car les temps de chargements sont assez longs. Avec les disques durs installés sur les Xbox Series et PS5 on a l’habitude de passer d’une zone à l’autre sans (quasi) de chargement mais ici ce n’est pas le cas … Dommage !

La première partie du jeu est assez simple et le niveau de difficulté n’est pas fou. Cependant, une fois que l’on trouve les premiers accessoires qui nous permettent d’accéder à des zones encore inconnues, le niveau se relève et pas qu’un peu. Certains boss sont hyper chauds à battre et demandent une certaine concentration pour éviter le « game over ». Le changement de difficulté est notable et nous nous devions de le mentionner dans ce test. Ce n’est pas habituel dans ce genre de jeu. On a plus l’habitude de voir une progression nivelée avec une courbe assez douce, mais dans mandragora ça monte sec. Parfois démotivant mais cela donne un certain challenge et augmente la durée de vie.

Lors de mon premier run j’ai appris à lire les patterns des ennemis et boss. Le bouclier est très important et sera votre allié le plus précieux. Entre la glissade, le sprint et les atouts magiques, mon 2ème run était plus simple et j’ai pu prendre plus de plaisir surtout contre certains gros boss.

L’intrigue s’essouffle un peu tout au long du jeu. Ça parle beaucoup (trop) et on se perd dans tous ces dialogues. Certains sont constructifs et d’autres sont juste des répliques basiques ou les personnages se répondent de façon basique. J’ai décroché pendant la deuxième phase et j’ai fais le jeu en mode « robot ». J’ai zappé toutes les cinématiques, je me suis concentré sur les combats et j’ai rush pour arriver à la fin rapidement. Je trouve cela dommage car le jeu est visuellement propre, les ambiances sont vraiment chouettes et la prise en main est limpide. C’est un bon jeu sans non plus révolutionner le genre.

Il est difficile de rentrer dans ce monde très fermé des Metroidvania. Certains l’ont fait de façon remarquable mais Mandragora arrive sur la pointe des pieds et va essayer de rester quelques temps dans ce manoir des jeux tel que Metroid, F.I.S.T (Forget In Shadow Torch) ou encore Castlevania (Symphony of the Night par exemple).

Soyez curieux du genre, essayez Mandragora mais à petit prix !

👍 Visuellement très propre
👍 Des ambiances dépaysantes
👎 Une difficulté en dent de scie
👎 Arbre de compétences trop grand et complexe

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *