Quand l’Origami se plie en Hirogami 

Tout droit sorti du studio de Kakehashi Games, Hirogami se plie en 4 pour nous proposer un univers haut en couleurs et très original : celui de l’Origami. Nous avons la chance de vous proposer un test qui je l’espère vous plaira tout autant que le jeu nous a plu.

Sorti seulement sur PC et PS5, Hirogami est une belle découverte que nous avons fini sur console. Tout un univers que nous connaissons car ma compagne fait des Origamis : des grues, des papillons ou bien encore des pliages tirés de l’univers Ghibli, c’est donc avec curiosité qu’elle a suivi mon aventure.

L’histoire est la suivante : Hiro, personnage principale du jeu va devoir sauver son monde contre toute attaque numérique qui viendra mettre à mal tout ce qui vous entoure. Un pas après l’autre, Hiro verra ses capacités augmenter par de multiples transformations qui lui permettront d’affronter les forts adversaires vous barrant la route.

Jeu de plateformes en 3D quasi isométrique, Hirogami nous met dans la peau d’un pliage aux multiples facettes. Jonglant entre niveau jouable en 2D tel le hérisson bleu Sonic, ou bien encore des niveaux volants en mode pliage-avion, Hiro va parcourir près de 20 niveaux tous différents des uns des autres.

Le chapitre 0 est là pour que vous puissiez vous faire la main et bien apprendre les commandes. Elles sont simples au premier abord mais quand il vous faudra switcher entre la grenouille, le gorille ou bien encore le Tatou, votre dextérité sera mise à rude épreuve. Une particularité commune à toutes vos transformations et vous-même est celle de pouvoir planer en format feuille carré qui sert de base à faire des Origamis. Une idée vraiment très originale et astucieuse qui donne une impression de flotter dans les airs.

Hiro sera confrontée à plusieurs pièges comme des dalles mouvantes, des lacs de feu, des lianes glissantes ou bien encore des sauts géants millimétrés. Chaque personnage a ses compétences. Le Gorille grimpera aux lianes et frappera très fort le sol, la Grenouille pourra geler ses ennemis et faire des bonds géants, quant au tatou, il vous permettra d’accéder à des zones bloquées par de grosses planches en bois, voir plus.

Après quelques minutes de jeu, la prise en main est devenue instinctive. On progresse assez facilement dans le jeu et on récupère les transformations citées plus haut en battant des mini-boss et des créatures. On notera quelques petits points noirs sur cette prise en mains comme le fait que le personnage « glisse » un peu, les sauts manquent de justesse et les zones de respawn (réapparition) ne sont pas forcément aux bons endroits (parfois dans des murs …).

L’articulation du jeu se fait comme suit : chaque monde est représenté par 2 niveaux. Par exemple, le chapitre 1 est divisé en niveaux 1-1 et 1-2. Le tout est divisé en niveaux et le dixième ne sera accessible qu’à partir du moment où vous allez récupérer 4 grues (Origami). Vous allez me dire : mais comment on récupère ces fameuses grues ? Chaque niveau vous proposera des défis primaires et secondaires. Les primaires sont souvent :

-Accumuler assez de fragments
-finir le niveau avec X nombre de cœurs
-Ne pas se faire toucher

Et bien d’autres. Les défis secondaires seront plutôt des timers à respecter, trouver tous les coffres du niveau, trouver le passage secret ….

SI vous arrivez à remplir ces objectifs d’un seul coup, bravo ! Personnellement en arrivant devant le dernier niveau, je n’avais que 34 grues, j’ai dû repartir en arrière (de manière forcée) pour avoir le nombre de grues suffisantes et enfin débloquer le niveau de fin. C’est un point noir également que je place ici car je trouve ça dommage de devoir revenir en arrière et refaire des niveaux que l’on n’a pas forcément envie de refaire et surtout de le refaire entièrement juste pour 1 ou 2 grues ! Pas très logique !

Revenons sur les mécaniques de jeu avec plus précisément le gameplay. SI la prise en main est comme je l’ai dit assez simple d’accès, le jeu vous donnera du fil à retordre. C’est dans des moments délicats que l’on peut juger si le jeu répond au doigt et à l’œil. La hitbox est trop large par rapport aux objets qui nous touchent (haches basculantes, tirs ennemis, décors …) et cela peut devenir rapidement frustrant. On peut dire la même chose sur la profondeur de jeu, particulièrement le niveau de la jungle avec les lianes/chaines qui est devenu rapidement insupportable. On ne sait pas si les chaines sont sur le même plan que le personnage. De plus, sur les lianes, le gorille s’accroche tout seul alors que sur les chaines il faut appuyer sur O. Ce fut laborieux et je pense qu’ils ont voulu la faire à la Donkey Kong mais sur ce niveau c’est loupé.

Reprenons le bon chemin pour vous donner encore plus de détails sur comment faire évoluer votre personnage. Pendant votre périple vous allez collectionner des parchemins. Vous allez pouvoir fabriquer des améliorations de compétences ou acheter des cœurs supplémentaires grâce à vos fragments récoltés pendant votre partie. Les parchemins, quant à eux seront échangés contres de beaux visuels et/ou des bandes sonores. Il est donc fortement conseiller de collecter le maximum de fragments, de coffres et de parchemins pour débloquer tous les artefacts possibles du jeu.

Chaque niveau dévoilera ses secrets après avoir quasiment fini votre premier run. Certaines capacités vous donneront accès à des zones inaccessibles lors de votre première partie. Si vous avez le temps d’y revenir profitez-en pour faire le « platine » qui ne parait pas compliqué à faire. Je laisse cela aux amateurs de trophées !

Sans forcer, j’ai terminé le jeu avec un peu plus de 80% de collectibles ramassés. J’aurais aimé avoir un peu plus de vrais boss de fin de niveau pour augmenter la difficulté sur l’ensemble du jeu. Le challenge nous aurait mené au-delà de la dizaine d’heures de jeu alors que nous avons dû le finir en 4-5h. Un poil court, mais une expérience divertissante et culottée de la part des développeurs. On peut leur tirer notre chapeau pour avoir eu le cran de sortir un jeu au visuel particulier.

Mis à part ces quelques points, le jeu est une pure réussite. Les ambiances visuelles et sonores sont vraiment de qualités. Le jeu en général dégage un côté zen qui nous transporte et nous donne une sensation de légèreté. Tout ce que l’on voit à l’écran est fait en Origami. Si vous aimez les pliages, le Japon et les animations en mode « stop motion » (type Wallace et Gromit), alors vous êtes au bon endroit. Hirogami est un jeu à posséder si vous aimez le genre. Le genre plateformer est un style de jeu que j’apprécie beaucoup et Hirogami a su me donner de ce que j’attendais d’un jeu de plateforme. Fun, exigeant par moment, visuellement propre et décalé, un univers japonisant que j’adore et une DA d’une finesse irréprochable. Cet Hirogami a su me charmer jusqu’à la fin. Seul bémol (à vérifier si vous le finissez à 100%) : je n’ai pas eu de générique de fin ! A bon entendeur, je vous laisse vous faire votre propre avis sur PC ou PS5.

👍 Visuellement magnifique
👍 Une ambiance générale Zen
👎 Manque de précision par moment
👎 Forcé de refaire des niveaux pour avoir des grues (Pour débloquer le dernier niveau)

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