
Sol Cesto est un roguelite en accès anticipé qui devrait arriver courant avril-mai sur Steam et auquel nous avons eu la chance de jouer avant sa sortie officielle.
Difficile de mettre ce jeu dans une catégorie tant il emprunte de nombreux éléments à différents types de jeux. Roguelite, puzzle-game, dungeon-crawler, beaucoup de termes pourraient être utilisés pour définir ce qu’est ce jeu qui, nous devons l’avouer à la rédaction, nous a séduit de par son originalité et son design. Fruit d’une collaboration entre Géraud Zucchini et l’artiste Chariospirale, Sol Cesto nous entraîne dans un univers gothico-médiéval dans lequel le soleil se retrouve enterré dans les profondeurs de la terre. Vous devrez donc choisir un aventurier et tenter, étage après étage, de descendre au plus profond des entrailles de la terre pour délivrer le soleil de son emprisonnement.

Lors de votre première descente, vous n’aurez accès qu’à un seul personnage, le paysan, et à un nombre limité de ressources. Une fois plusieurs « run » complétés, vous débloquerez peu à peu d’autres personnages, d’autres ressources et de multiples outils pour vous aider dans votre quête. C’est ici que le jeu obtient son macaron de roguelite, chaque « run » vous permettra d’amasser de l’or, et celui-ci vous servira à débloquer différentes choses dans une sorte de grille, représentée par des constellations.
Le gameplay peut paraître assez simple sur le papier, mais s’avère en fait assez complexe au plus vous progresserez dans le jeu. Chaque étage du donjon se présente sous la forme d’une grille de cases de 4 par 4. Sur cette grille, il vous faudra choisir une ligne et votre personnage aura une probabilité de chance de se retrouver sur l’une des 4 cases de cette ligne. Ainsi, il pourra se retrouver face à un monstre et engager le combat, face à un bonus, un piège, etc, etc… Au début du « run », les chances sont à peu près toujours les mêmes, vous choisissez une ligne de 4 cases et votre personnage a donc 25% de chance de se retrouver sur l’une d’entre elles. Cependant, et au fil du jeu, vous pourrez influencer ces pourcentages à l’aide de dents (oui, oui, des dents) que vous trouverez sur des statues disséminées à certains étages. Ainsi et par exemple, une dent vous permettra d’augmenter votre pourcentage de chance de tomber sur une case « monstre » et diminuera vos chances de tomber sur une case « piège ». A vous donc de manipuler les pourcentages pour que vous personnage ait le plus de chance possible de se retrouver sur les cases que vous souhaitez.



Deux statistiques viennent régir quelque peu vos choix : la force et la magie (représentés par une épée rouge pour la force et un sceptre bleu pour la magie). Ainsi et lorsque vous tombez sur une case monstre, votre force (ou votre magie selon le monstre) sont confrontés, et vous sortirez de la indemne ou blessé après avoir vaincu le montre. Comme dans tout roguelite/dungeon crawler, votre héros possède un total de points de vie qui, une fois à zéro, mettra fin au « run ».
Vous l’aurez compris, je peux donc faire un « run » en faisant un focus sur la force, en essayant d’augmenter ma probabilité de tomber sur les cases monstre-force plutôt que sur les cases monstres-magie. En ce sens, je peux aussi acheter des objets aux marchands répartis dans le donjon pour m’aider en ce sens. Je peux aussi faire le choix de me focus sur la magie, sur l’évitement des cases qui ne m’arrangent pas, tenter ma chance même si une ligne ne me laisse que des pourcentages peu avantageux, etc, etc…

Chose importante, pour passer à l’étage inférieur, il vous faudra compléter 5 tours (parfois plus), gare donc à faire les bons choix pour ne pas être coincés sur des lignes vous infligeant trop de dommages.
Bien sûr, d’autres paramètres entreront en jeu dans votre progression et dans vos « runs ». Comme dit plus haut, les dents et les objets, mais aussi le pouvoir de votre personnage (chaque personnage possède un pouvoir qui, une fois activé, vous permet de vous déplacer différemment sur la grille ou d’influencer sur différents paramètres). L’or récolté à chaque « run » peut être renvoyé à la surface pour pouvoir débloquer de nouvelles choses dans la constellation mentionnée plus haut.



Les ennemis et les évènements sont variés et vous poseront quelques soucis, qu’il s’agisse d’ennemis ayant des pouvoirs (par exemple l’aigle, qui devient de plus en plus fort quand vous détruisez sa progéniture ou encore le sorcier qui lui verrouille certaines cases à chaque tour…). On devient peu à peu plus familier avec les ennemis et les évènements et il nous devient plus facile de naviguer chaque étage du donjon.

Graphiquement, Sol Cesto nous offre un style unique porté par l’artiste Chariospirale dont je vous conseille de suivre les œuvres sur Instagram. Une fois plongé dans le jeu, on se retrouve dans un design bizarre, entre imagerie médiévale, décorations d’enluminure, illustrations façon « livre dont vous être le héros » et couleurs sobres sorties d’un logiciel de graphisme des années 70. Le mélange choque mais séduit et vous serez je l’espère absorber comme nous par cet univers unique. La musique et les animations sont minimalistes mais suffisent à instiller une ambiance stressante et fascinante, on se croirait parfois dans Shadowgate sur Nes, frissons garantis.



Nous ne pouvons que vous recommander Sol Cesto à la rédaction, véritable OVNI prenant et unique en son genre. Petit prix, rejouabilité et fruit du travail de deux passionnés, que demander de plus ? J’y retourne, je viens de vaincre le deuxième boss et j’approche doucement mais sûrement du troisième, et de ma quête visant à retrouver le soleil.
Lien STEAM pour avoir plus d’infos : SOL CESTO

