[Test Steam] Revita

Revita est un roguelike/platformer développé par Benstar et sorti le 3 Mars en early access sur Steam. Le jeu commence à la station Memoria, où vous pourrez monter dans une rame de métro pour vous rendre dans votre premier donjon. Vous incarnez un jeune homme ayant perdu la mémoire et devant se balader dans un univers fantastique et onirique pour recouvrer celle-ci.

Chaque donjon est divisé en étages, chaque étage pouvant être un écran de combat, une interaction avec un marchand, une interaction avec une fontaine (nous y viendrons) et autres surprises. En bon roguelike, vous devrez progresser dans ce donjon et vous diriger vers le haut, en nettoyant une pièce d’ennemis, puis en prenant l’ascenseur jusqu’à l’étage suivant. Chaque donjon se compose d’un nombre variable d’étages, avec un étage de « pause » à peu près à mi-chemin et un boss de donjon à la fin de chacun.

À la fin de chaque run, vous êtes ramené à la tour de l’horloge. Cette tour est une sorte de « hub » où vous pouvez interagir avec des PNJ, changer votre équipement et, débloquer de nouveaux artefacts, de nouvelles zones, et bien sûr repartir pour un autre run. Cela semble assez classique, non ? Honnêtement, c’est le cas, et ce sont ici les ingrédients typiques d’un roguelike. Mais la force de Revita réside surtout dans le gameplay, le talent artistique, l’univers, et certains autres composants.

Revita se présente comme un sidescroller/roguelike très vif, façon Megaman.

Visuellement, le jeu possède une touche très rétro tout en gardant un gameplay fluide, plus actuel. Les mouvements ne posent aucun problème, les contrôles répondent bien et le choix du « double-stick », l’un pour se déplacer et l’autre pour viser dans toutes les directions, fonctionne bien malgré un petit temps d’adaptation nécessaire. Vous aurez besoin d’être sur le qui-vive et de devenir un as des mouvements et du tir car au fur et mesure que vous progresserez dans les étages, ceux-ci deviendront de plus en plus complexes : pièges au sol et sur les murs, plateformes glissantes, poison et plateformes multiples, les défis seront variés et de plus en plus costauds.

Le début du jeu peut paraitre un peu lent et frustrant, notamment car vous n’aurez accès qu’à une seule arme et à très peu de bonus et « buff » de statistiques. Comme dans tout bon roguelike, vous trouverez au fil des étages du donjon des objets qui viendront vous aider pour le run en cours. Meilleurs dégâts, ralentissement des tirs ennemis, saut amélioré, dégâts sur le temps… Les objets sont nombreux et vous apporteront des bonus indispensables à votre réussite. Au fur et à mesure que vous progressez et récupérez des bonus, vous aurez la possibilité de changer d’arme et de comprendre quel est le meilleur équipement à endosser pour aller le plus loin possible.

Votre santé est représentée à l’écran par des cœurs, et lorsque vous tuerez des ennemis, ceux-ci pourront laisser tomber des « âmes » qui serviront à charger une petite barre placée sous votre santé. Vous pouvez puiser dans cette barre pour restaurer une partie de vos cœurs et, chose intéressante, si cette barre est pleine et que vous l’utilisez, votre santé Max augmentera. Il faudra donc savoir être patient pour remplir la barre au maximum et ainsi voir votre santé Max grandir, ce qui ne sera pas toujours facile tant certains ennemis seront coriaces et vous forceront à utiliser cette barre pour vous guérir pendant un combat.

Comme dit plus haut, chaque étage vous réservera son lot de surprise. A l’ouverture des portes de l’ascenseur et à votre arrivé à un nouvel étage, pour pourrez bien sûr être accueilli par un pack d’ennemis, qu’il vous faudra vaincre pour passer à l’étage suivant. Certains étages vous permettront quant à eux de souffler un peu et de vous offrir un objet (artefact) contre certains de vos cœurs, ou de découvrir une pièce avec un coffre ou un PNJ pour faire progresser l’histoire ou débloquer quelque chose à la tour de l’horloge.

Parfois, les ennemis lâcheront une clef qui vous permettra de libérer un prisonnier dans le donjon, et celui-ci viendra s’ajouter aux PNJs présents dans la tour de l’horloge. Certains d’entre eux vous proposeront de débloquer de nouveaux artefact (du coup accessible lors de vos runs) ou de changer d’arme… Certains d’entre eux vous parleront de nouvelles zones à débloquer et d’objets nécessaires pour y avoir accès.

La force et l’intérêt d’un roguelike sont souvent dans sa rejouabilité et sa difficulté. Ici, la courbe de progression nous a paru bonne, sans être trop punitive ni trop facile. Les boss représentent un bon challenge, mais une fois les patterns mémorisés et avec une meilleure préparation, ils ne vous poseront plus trop de problèmes. La difficulté est bien jaugée et chaque run se solde par une envie d’aller plus loin et de voir ce qui se cache au bout de cette rame de métro et en haut de cet ascenseur.

Porté par des graphismes rétro réussis, une musique rythmée et un gameplay très orienté action, Revita est un roguelike fort sympathique qui saura plaire aux amateurs du genre. Difficile sans être impossible et riche en objets, en armes et en artefact, avec une courbe de progression très satisfaisante, Revita se positionne comme un roguelike solide ou chaque run échoué vous donnera envie de relancer pour tenter d’aller plus loin. Une belle réussite pour les devs de Benstar.

👍 Ambiance Rétro
👍 MegamanMania
👍 Difficulté bien dosée

👎 Je
👎 Cherche
👎 Encore …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *