[Test ps5] Gran Turismo

Chers pilotes et fans de belles voitures, bienvenue dans Gran Turismo 7. LA simulation par excellence sur la console de chez Sony. Est-il encore nécessaire de présenter cette licence sortie il y a quelques années sur Playstation 1 ? Le temps passe, les jeunes joueurs que nous étions prenons de l’âge mais Gran Turismo se bonifie comme le bon vin. Prenons les clés de notre belle cylindrée pour découvrir les routes de campagne mais aussi du centre-ville de Tokyo. Un long voyage nous attend, alors ne tardons pas ! Start Your Engine comme dirait l’autre !

Cette série de courses automobiles est développée par un studio de renom : Polyphony Digital fondé en 1998 à Tokyo. Quasiment dédié au jeu Gran Turismo (après un jeu nommé Motor Toon GP pour les connaisseurs), Polyphony se lance corps et âme dans un jeu qui deviendra culte et va suivre à son rythme l’évolution des consoles.

Nous voici en 2022, après quelques revirements de situations qui mirent en défaut la PlayStation 4, Gran Turismo 7 est enfin là ! Vous n’êtes pas sans le savoir que ce Gran Turismo est devenu par moment « l’Arlésienne » du jeu de course. Après un pseudo Gran Turismo Sport qui va essayer de faire patienter les plus grands fans de la licence, GT7 pointe le bout de son nez dans une version cross-plateforme ! Il était temps ! j’ai envie de vous dire.

Nous avons testé une version dématérialisée qui pèse 107.9 Go pour être précis en date du 31 mars 2022. De base, le jeu faisait 100go mais depuis quelques améliorations sont venues étoffer le jeu. Nous allons vous donner un avis global du jeu avec des points plus détaillés sur tel ou tel aspect du jeu. Allez, on tourne la clé pour faire chauffer le moteur !

Gran Turismo a pour renommée d’être le plus beau jeu de course. Une vitrine pour tous les constructeurs automobiles. C’est l’occasion de découvrir ou redécouvrir, pour certains, des véhicules qu’ils ne connaissaient pas et d’en prendre le volant. Je pense à cette Fiat 500 F de 1968 ou encore au van allemand de chez Volkwagen le Sambabus Typ 2 de 1962. Toutes les générations de voitures sont présentes dans le jeu jusqu’aux prototypes que l’on peut voir dans le showroom dédié de la marque.

Comme tout le monde, nous avons notre voiture préférée. Celle de nos rêves ou celle de pouvoir conduire dans la vie de tous les jours. Pour ma part, c’est une Subaru Impreza STI Type S de 2014. Elle est accompagnée très souvent par ma R32 GT-R V spec II de 1994 avec son twin-turbo qui siffle comme le vent !

Dans ces quelques lignes, on parle déjà de passions et de rêves. C’est surement ce que veut Kazunori Yamauchi, lui-même un passionné de belles voitures mais aussi d’élégance visuelle pour rendre le jeu encore plus beau et immersif.

Vous allez rentrer dans un monde dédié à l’automobile et la scène d’intro vous mets dans l’ambiance. Une rétrospective de l’histoire de l’automobile avec les détails qui ont marqué plusieurs générations. Les dates se croisent et donnent un sens aux événements de notre propre histoire. Vous allez en apprendre bien plus que simplement conduire ou piloter ! Vous voyez la nuance ?

Une fois l’intro passée, on peut enfin se lancer dans ce que j’appellerai « L’épopée automobile ». Je vous tends les clés et laissez vous guider par votre instinct et votre passion.

Votre première course sera (malheureusement) une « Course Musical ». Je ne m’attarde pas sur ce mode que je trouve à mon sens inutile et complètement en décalage avec l’esprit du jeu de base. Alors cliquons plutôt sur « Carte du monde » qui sera votre terrain de jeu pour les 10–20–100 heures à venir. Le temps passe très vite sur GT7 !

Sur cette présentation, vous allez voir beaucoup d’informations. Un bandeau sur la partie supérieure de l’écran vous indique :

Vos crédits (monnaie du jeu)

– Votre voiture actuelle et ses PP (Points de Performance)

Votre niveau de collectionneur

L’entrainement quotidien (sous forme de marathon kilométrique)

L’heure et la date

Nous avons fait le tour pour tout ce qui concerne l’ATH lui-même ! La carte, à proprement parler, va évoluer. Au début, vous allez voir quelques icônes comme le garage, le café (point névralgique) et l’arène des circuits mondiaux. Au fur et à mesure de votre progression/évolution, vous verrez apparaitre d’autres centres d’intérêts comme « Mission » ou « Scapes » … Je vous laisserai découvrir par vous-même ces endroits tout aussi intéressants les uns que les autres.

Parlons un peu plus du café. Représenté par une tasse avec un café bien chaud, c’est ici que vous allez passer le plus de temps. On pourra voir nos « trophées » (non pas ceux à débloquer mais ceux du jeu) nos « Collections » de voiture acquises et le « Livre des menus » ! Vous allez me dire pourquoi un livre des menus dans un jeu de course ? Justement et c’est son gros point fort.

Les menus sont numérotés. Pour exemple dans le menu 37, on doit récolter des « voitures de rallye Gr.B » Une fois sélectionné, un vrai menu sur une double page s’ouvre. Le design est soigné, on a presque envie de commander auprès du serveur ! Votre interlocuteur qui deviendra votre grand ami, Luca se fera un plaisir de tout vous détailler sur les différents menus. Généralement pour récupérer les voitures du menu, 3 courses seront disponibles dans l’arène des circuits mondiaux. Les thèmes sont simples et efficaces.

Notre mission est de récupérer les voitures par 3 : soit des voitures japonaises, soit des voitures de rallye ou encore des Mustang … C’est simple mais je trouve que l’idée est ingénieuse. Avec cette approche, on captive le joueur qui devra mener à bien sa mission du jour. Pour cela et dans certaines conditions, il va falloir passer son « permis » ! Enfin il revient !

Quel bonheur de retrouver ces « épreuves » qui nous manquaient tant. Certains d’entre vous se souviennent de ces moments de « ragequit » quand on passe la ligne d’arrivée à 0.002 de la médaille d’or ! C’est rageant mais une fois qu’on obtient le métal suprême … Quelle joie intense ! Alors soyez heureux car certaines épreuves vont vos donner bien plus que du fil à retordre. Petite astuce pour en réussir certaines : Pensez à désactiver l’aide au contre-braquage 😉

Je dois l’avouer que par moment, je serre la manette tellement fort, qu’elle pourrait se fissurer … Souvent le fait de ne pas réussir l’épreuve est dû au stress, la fatigue, la moiteur mais aussi l’IA qui ne se trompe jamais et ça comment dire ??? Envie de passer de l’autre côté pour déposer une banane … oups ce n’est pas le même jeu 😉 😉

Chaque course que vous allez courir possède des restrictions spécifiques. Que ce soit la marque, la puissance, la traction ou propulsion … Il va falloir se plier aux exigences de l’épreuve sinon vous ne pourrez pas y participer. L’atelier va vous permettre de faire évoluer votre véhicule. Attention tout de même de ne pas en mettre trop sous peine que votre voiture se transforme en savonnette.

Chaque pièce installée ne peut être enlevée. Il faut connaitre un peu les bases des accessoires que l’on monte sur notre voiture pour que l’équilibre soit quasi parfait. Les premières pièces comme : un filtre à air, un silencieux, des plaquettes de freins ou des suspensions ne vont pas trop jouer sur la physique du châssis. Cependant, une fois que l’on réduit le poids et que l’on rajoute un turbocompresseur, un embrayage complet semi-course et des pneus pluie … Je peux vous dire que la prochaine course sera un combat car votre véhicule sera sur-vitaminé ! Donc un bon équilibre entre poids puissance.

Personnellement, je prends du plaisir dans la partie « missions » que vous allez découvrir au fil du jeu. Des épreuves avec une voiture imposée dans divers environnements. Je trouve cette idée juste parfaite pour se divertir après de longues heures en course ! De la montagne en passant par la ville tout y est ! Piloter un pot de yaourt ou de grosses cylindrées, telles sont vos restrictions pour gagner des médailles et des crédits.

Tous ces endroits sont chouettes. On peut passer du temps dans le garage à contempler pendant de longues minutes les voitures de tous les constructeurs. Le mode Showroom est là pour ça ! Le mode photo est juste incroyable. Des centaines de paramètres pour rendre jaloux les photographes amateurs ! Si on prend le temps de tout bien régler, on peut sortir de très beaux clichés … Que l’on ne peut toujours pas mettre en fond d’écran de notre ps5 !

Vous allez découvrir tant et tant de chose à faire dans GT7. Dans mon cas, je suis plutôt accès sur le café. Par expérience, je peux vous dire que les conditions climatiques sont extrêmement bien gérées. On peut commencer une course avec un grand soleil et, au fil des tours, le ciel se couvre. La pluie se fait entendre dans la manette avec les vibrations géolocalisées sur la Dualsense. Je joue en vue « ras du bitume » et quand la pluie tombe sur la gauche du capot ça vibre sur la partie gauche de la manette. Tout simplement bluffant !

Vous pensez bien que les effets de la météo ne s’arrêtent pas là ! La piste est détrempée et notre adhérence n’est plus la même. On ne peut pas changer en cours de course les pneus (rare exception sur le défi mondial de rallye). Notre statut change et on passe de « conduire » à « piloter » ! C’est un défi de terminer une course sous une pluie battante et la crispation se fait sentir sur la manette. Je peux vous assurer que c’est fatiguant voir épuisant de faire une course de 12–15 minutes sous la pluie avec vos adversaires qui vous collent aux fesses.

Justement, parlons un peu de nos concurrents, l’IA est toujours aussi « bête » ! Trop linéaire et trop prévisible. A contrario, elle ne fait quasiment (à 99%) jamais de fautes ! J’ai fait plusieurs fois la même course et toujours les mêmes directions et zones de freinages. C’est quand même dingue de ne pas avoir développé des pilotes avec une IA semblable à la nôtre et de pouvoir commettre des erreurs. C’est frustrant par moment !

Restons sur les points faibles que j’ai pu relever. Si l’aspiration fait son effet, le freinage manette en main n’en est rien. On nous avait parlé de pouvoir ressentir des sensations avec la Dualsense lors de phases de freinage … Personnellement, il ne se passe rien que ce soit un petit ou un gros freinage. Je suis assez déçu vu les possibilités techniques de la machine et de la manette. Comme je le pressentais, le « retour haptique » sera utilisé en fonction de l’envie des développeurs et ce n’est pas tout le monde qui se penchera sur cette technologie !

C’est aussi ce sentiment que j’ai retenu dans les points faibles : La différence de son du moteur. Autant écouter le moteur d’une fiat 500 et d’une Nissan GT R 32, la différence est affolante ! En revanche, lors de passage dans les tunnels, que ce soit en entrée ou en sortie, avec l’effet du vent … Rien, là non plus ! J’ai tenté plusieurs expériences avec le son de la TV, de petites enceintes et 2–3 casques de qualités différentes … Toujours pareil ! Tristesse pour un jeu de caisses comme celui-là !

Alors oui, on nous parle des alignements des étoiles, de la précision de leur placement basé sur des études reconnues … Mais finalement, je conduis une voiture et non une fusée … Sérieusement ! Il faut mettre tous les moyens dans la physique d’une course (voitures, courses, bruit moteur, vibrations en mains) que de travailler sur ce genre de détails. Dernier détail qui a son importance : comme toujours dans les Gran Turismo les dégâts sont désactivés. On peut se jeter littéralement sur le flanc d’un de vos concurrents ou dans les barrières de sécurité sans que vous cassiez votre belle voiture. C’est aussi un moyen de couper un virage en prenant appui sur un adversaire mais bon …

Dans ces quelques points noirs, Gran Turismo possède de grandes qualités. Dans les options du jeu, on peut voir qu’il est compatible avec pas mal de volants. On peut mentionner les marques prisent en compte :

-Fanatec
-Logitech
-Thrustmaster

J’ai eu l’occasion de tester le Fanatec GT DD Pro et je peux vous dire que l’expérience est incroyable mais coute 850€ ! Un petit plaisir pour les ultras fans !

Les réglages d’une voiture sont très importants. Dans GT7 c’est une partie sur laquelle les développeurs ont mis l’accent. On peut tout régler. Si vous vous y connaissez en horlogerie suisse alors les paramètres de réglages sont fait pour vous : différentiel, angle de pincement, ballast, ECU ou encore équilibre des freins … Tout y est ! C’est vraiment hallucinant de voir autant de possibilités de réglages pour une voiture. Chapeau aux équipes de dev’ et aux constructeurs qui permettent cela.

Revenons à la course qui est l’axe central du jeu. Chaque course terminée vous rapportera des crédits et des kms qui viendront compléter votre « entrainement quotidien ». Vous serez également récompensés avec des billets de loterie. Ils sont de différentes couleurs et proposent des lots plus ou moins conséquents. Les lots varient entre 2000 crédits, voitures, pièces ou invitation chez un constructeur pour acheter une belle voiture hyper chère !

A ce jour, je n’ai toujours pas acheté de voiture à des millions d’euros de peur de manquer d’argent pour la suite du jeu ! C’est peut-être mon côté économe dans la vie de tous les jours qui fait ça !

Un mode multijoueur est présent sur votre carte. Soit en lobby pour affronter d’autres joueurs du monde entier ou alors posé à la maison en écran partagé ! A la maison, je n’ai pas de pilote pour le tester mais on pourrait le lancer juste pour le fun voir ce que ça donne !

Un espace présentation est aussi disponible. C’est simplement un salon où l’on peut voir le contenu d’autres joueurs : photos, vidéos … C’est sympa mais pas non plus incroyable !

Gran Turismo reste dans sa lignée, propre avec le souci du détail, peut-être trop vous allez me dire ? Je ne sais pas. Le titre est incomparable aux autres jeux de course. Gran Turismo reste seul dans sa catégorie. Je trouve que le titre se repose parfois sur ses lauriers. La licence GT est mondialement connue et les joueurs attendent de voir ou de sentir autre chose entre leurs mains. Se réinventer quand on maitrise un sujet tel que Gran Turismo ne doit pas être facile. Pourtant, il le faut. Polyphony Digital ne peut pas rester sur son fauteuil à attendre que ça tombe du ciel.

On l’a bien vu avec cette mise à jour qui a fait tout vaciller. Les développeurs et le créateur n’ont pas le dernier mot. La mise en place des microtransactions et la réduction des gains en course ici et là pour faire dépenser de vrais € aux joueurs à causer un séisme sur les réseaux sociaux. On parle d’une version ps4 améliorée et non destinées à 100% pour la nextGen. Pas de prise de risque, même si le titre est très bon. Peut-on faire mieux visuellement ? Surement … Mais aujourd’hui, ce sont les sensations qui priment. Le joueur veut une autre expérience que de voir du photo réalisme. Certes, conduire de très belles voitures peut très vite lasser. La DualSense doit être exploitée à 200%. C’est une technologie très intéressante et on ne l’exploite pas à son maximum. La piste doit nous mener vers de nouveaux horizons. Des lignes droites à 400km/h c’est bien mais l’immersion dans tout ça ?

Je suis finalement sceptique sur la globalité du jeu qui, comme je le rappelle est très bon. Graphiquement, c’est magnifique ! Les effets de lumières sont dingues, la modélisation des véhicules est parfaite … Mais dans le temps, un ennui s’installe ! Il manque une certaine attractivité qui ferait revenir le joueur encore et encore. Ce petit plus que Polyphony doit créer pour que GT puisse atteindre d’autres sommets.

👍 Beau pour les yeux
👍 Nombre de voitures incroyable
👍 Les menus

👎 La durée de vie (fil principal court)
👎 Connexion permanente
👎 Pas trop next-gen

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