
Ah l’Amerzone … Ce doux souvenir lorsque j’ai pu poser les mains dans sa version PC en 1999 ! Ce point’n click comme on les appelle m’a donné le gout de l’aventure tout en restant assis dans ma chaise de bureau. C’est avec une certaine émotion que nous avons joué et fini cette version de 2025.



Édité et développé majoritairement par Microids, l’Amerzone est une œuvre sortie tout droite de la pensée de Benoit Sokal. La base de son travail est le fruit de ses illustrations avec les Aventures de l’Inspecteur Canardo. Pour la référence, c’est du 5eme volet de ses BD portant le même titre qu’il va s’inspirer fortement pour faire ce bijou vidéoludique. Ainsi commence l’aventure de l’œuf de l’oiseau blanc, qui sera bercé tout au long de l’aventure par le très célèbre Hydraflot.

Vos premiers pas vous feront rencontrer Alexandre Valembois, un passionné de zoologie qui, en 1932, se voit attribué un mandat venant tout droit du Musée d’Histoire Naturelle de Paris pour concrétiser un voyage passionnant. C’est ainsi qu’Alexandre partira au fin fond de l’Amerzone pour une sombre histoire d’œuf de l’oiseau blanc. Après quelques embuches rencontrées avec l’hydraflot (un appareil sophistiqué pouvant voler, flotter et même explorer les fonds marins) que l’équipe accompagnant Alexandre se voit contrainte d’abandonner leur expédition. Une rencontre avec un cachalot mettra fin à leur rêve tant espéré.
C’est sans compter sur la ténacité d’Alexandre et de ses compères qu’ils pourront tout de même mener à bien leur rêve. Alexandre se retrouvera seul pour terminer cette quête après que son ami l’ai quitté dans la nuit. Le zoologiste qui sommeille en lui trouvera auprès des locaux des indices ici et là lui permettant de ramener l’œuf sain et sauf en France. A son retour, il n’est pas accueilli comme il l’aurait souhaité. Alexandre comprendra l’intérêt de cet œuf et il voudra le retourner quoi qu’il arrive à son point de départ.



Quelques années plus tard, nous incarnons un journaliste qui va vouloir interviewer Alexandre pour connaitre le fin mot de cette histoire. Il découvrira un homme affaibli par les années et, très vite, nous allons jouer le rôle du « sauveur », à savoir ramener l’œuf de l’oiseau blanc avec …. Le nouvel Hydraflot (quasi terminé) qu’Alexandre avait commencé à construire.
Si vous n’avez jamais mis les mains sur ce type de jeu, il se place dans la catégorie des « point’n click ». Pour vulgariser le genre, on se promène sur des images photo-réaliste avec une interaction minime tout en effectuant des actions qui feront avancer l’histoire. Cela est valable également pour résoudre des énigmes, trouver des indices, débloquer un passage…

Dans l’Amerzone, notre but est d’avancer par étapes avec comme objectif commun à chaque chapitre de :
-Trouver de l’essence
-Trouver une disquette
-Trouver des coordonnées
C’est sur ces 3 points qu’il va falloir se concentrer tout au long des 7 chapitres. Chaque étape vous proposera des énigmes plus ou moins simples à résoudre. On déplace la caméra avec le stick gauche tout en cherchant les indices. Les mécaniques sont très simples : il suffit de prendre à un emplacement A pour le déposer sur l’emplacement B. Le jeu n’est pas difficile en soi, il faut juste être curieux et par moment logique.



Pour exemple vous allez vous retrouver dans une église et une phrase bateau vous dira « suivre les anges pour résoudre cette énigme ». Il faudra être vigilant sur le plan visuel et bien associer ce que vous voyez avec les directions montrées par les anges 😉
Une des parties que j’ai beaucoup aimées c’est celle avec l’Hydraflot. Ce moyen de transport multifonctions s’adapte à tout type de terrain. Parfois capsule sous-marine, parfois volant, vous devrez trouver la bonne combinaison entre le moteur, les ailes et les flotteurs pour avancer. Sans oublier le klaxon, l’essuie glace et les phares. Ces boutons ne sont pas placés là par hasard ils feront parti intégrante de votre progression !
La faune et la flore étant très dense, il vous faudra trouver une solution lorsque que certaines embuches viendront bloquer votre chemin. Le temps sera venu de sortir le grappin … Mais chut j’en ai trop dit !
J’ai trouvé un autre côté très plaisant à cette aventure : celui de récupérer des morceaux d’histoire d’Alexandre qu’il a parsemé ici et là. Revoir ses anciennes connaissances qui surgissent d’un vieux cabanon ou le voir caché dans un village abandonné… c’est le grand point positif des « point’n’click » ils proposent de belles narrations vous tenant en haleine.



Si vous êtes du genre contemplatif, vous allez adorer l’Amerzone. C’est une aventure quasi sensorielle saupoudrée de visuels forestiers de grande qualité. Les sons vous transportent au fil de l’eau et les cris d’animaux et autres espèces vivantes des marécages vous accompagneront pendant les 7-8h que dure cette aventure. Pour celles et ceux qui n’ont jamais mis les mains sur la première version datant de 1999, l’expérience est immersive tout en proposant une aventure simple sans ennemis ni difficulté aucune. Pas d’armes ni de combats, juste un pointeur, des indices, des énigmes, et le reste appartient à votre imagination. Pour les fins connaisseurs dont je fais partie, ce fût un réel plaisir de revenir sur les traces de l’Amerzone avec ce bon vieil Alexandre Valembois.
👍 Une aventure poétique et feutrée
👍 Se retrouver sur les traces d’Alexandre Valembois
👍 Trop court
👍 On aurait aimé une voix off plus présente








