Hellblade 2 : Une psychose moins intense dans ce 2eme volet ?

Développé par Ninja Theory et édité par Microsoft, Senua’s Saga : Hellblade II est la suite directe de Hellblade Senua’s Sacrifice sorti plus tôt sur Xbox, la console concurrente. Vous l’avez bien compris, ce portage vient bien de chez Microsoft et Hellblade II vient de débarquer sur la ps5 et ps5 PRO (en version optimisée). C’est avec un sentiment bizarre que nous avons profité de cette expérience sur la console de Sony.

Pour autant, nous avons fait abstraction du contexte pour se focaliser sur l’expérience de jeu afin de vous livrer notre test dans les détails les plus précis possibles. Partons encore une fois comprendre les méandres de la psychose dont souffre Senua.

Après une traversée en mer des plus houleuses, le navire sur lequel Senua faisait partie chavira. C’est le début de notre histoire qui commence sur les bords d’une plage islandaise à tendance vikings. Senua va devoir affronter les mythes et légendes Vikings pour encore une fois essayer de venir à bout de ses tourments qui, seconde après seconde, la consument de l’intérieur.

Pour les plus adeptes d’entre vous, vous connaissez le premier épisode qui je pense ne vous a pas laissé indifférent. Maltraitée par une psychose qui fait que Senua entend constamment des voix (et pas des plus agréables), elle va devoir cette fois-ci les contrôler. Dans le premier opus, elle subissait ces voix sombres et son esprit était tellement embrumé qu’elle ne parvenait pas à s’en sortir, seuls la colère et la peur qui l’aidaient à aller plus loin.

Dans cet opus Senua a appris à contrôler ses voix et non à les subir. C’est ce qui fait toute la différence et nous l’avons ressenti manette en main.

Pour rentrer dans le vif du sujet, le premier épisode nous avait donné des frissons, des émotions et surtout l’envie de comprendre cette maladie que Senua pouvait nous transmettre. On avait peur avec elle, on souffrait avec elle … Et dans celui-ci les émotions sont modérées car elle contrôle ses voix. La différence est là. Certes l’ambiance est toujours pesante et certains passages sont fait pour vous mettre dans une situation malaisante, mais rien de comparable au premier.

Notre expérience nous a mené à comprendre encore une fois ces moments de doutes et d’angoisse permanents. Parfois, on est plongé comme en apnée et on ressent tout ce qu’il se passe dans la tête de Senua, et par moment un léger vide qui nous laisse vide de sens. Sensation étrange !

Pour apporter plus de précisions sur cet épisode, on va vous parler de certains points qui ne vont pas plaire à tout le monde. Premier point celui du visuel cinématographique. Pour amener une immersion totale, Ninja Theory a voulu nous mettre dans une ambiance cinéma avec des bandes noires en mode panorama. C’est un format que l’on nomme le : 2.38 :1. Cette option ne peut être désactivée. On apprécie ou pas le style visuel, mais c’est se positionner pour donner un côté plus immersif du jeu.

Hellblade II est ce que l’on appelle un jeu couloir. Cela veut dire que vous n’avez pas de liberté (ou alors ultra minime) de vous déplacer comme vous le souhaiter. Senua part d’un point A pour aller à un point B. Entre ces 2 points on va trouver quelques combats, des arbres cachés et des poteaux sous forme de totems. Le tout en n’utilisant que quelques touches : L1 pour courir, L2 pour zoomer, R2 pour faire un « focus » et trouver des choses, et X pour prendre une torche. Ces actions sont en phases de découverte. Lors des phases de combats X servira d’esquive et X et Y de petit et grand coup d’épée. Plus tard dans le jeu vous pourrez utiliser un miroir mais je vous laisse en découvrir plus par vous-même (très utile cependant).

Si à ce niveau-là vous vous dite ok ça c’est correct, sachez que le jeu ne propose pas de map, ni de point de vie ou autres indices, car sur votre écran vous ne verrez rien de cela et c’est encore plus immersif.

On terminera sur un point des plus importants : Le jeu n’est pas en français. Du moins il est en anglais sous-titré FR. C’est vraiment dommage de ne pas avoir intégré la langue de Molière pour que tout le monde puisse comprendre la trame narrative. Ça parle beaucoup et le débit est parfois rapide. Il faut rester focus sur les sous-titres pour ne pas perdre le fil et rester concentré sur l’histoire. Ninja Theory ne l’a pas joué fine sur ce coup !

Ces points sont très importants et il ne faut pas les mettre de côté pour ne pas duper le futur joueur. Il existe quand même quelques points positifs et nous allons vous les énumérer en commençant par l’ambiance sonore qui est folle ! Si vous avez la possibilité de jouer au casque, faite-le. Vous allez être en totale immersion et les voix venant de gauche ou de droite vous mettrons mal à l’aise c’est sûr !

Si le jeu est d’une beauté à couper le souffle, il est par moment simplement beau. Mais vers la fin et sans vous spoiler, vous allez rester bouche bée. Les décors sont fous, les animations de certaines scènes sont dantesques et vous allez presque ressentir les éléments qui se déchaineront sur vous. Certains combats (malgré leur faible fréquence) sont d’une intensité rare. La violence de certains apporteront un côté jouissif des plus satisfaisant.

Hellblade II apporte son lot de bons points et apporte un complément à la psychose dans le sens ou l’on comprend mieux cette maladie quand on arrive à contrôler ce qu’il se passe dans le cerveau. A ce sujet on vous conseille fortement le bonus du jeu qui est un mini doc de près de 20min très intéressant.

Il nous aura fallu près de 6-7h de jeu pour en voir le bout, avec quelques longueurs vers la fin. Je ne sais pas si ce pari est réussi mais il doit surement attirer les regards des fans de la console de Sony pour apporter un genre nouveau sur cette plateforme.

Nous dirons que Hellblade II vient surement clôturer la série et nous espérons que Senua puisse retrouver un semblant de vie plus claire que tous les méandres qu’elle a pu traverser.

La douce folie de la peur ne doit pas vous envahir ; essayer de vous entourer de personnes positives, d’aimer et de laisser les gens vous aimer. Le positif attire le positif. La psychose n’est pas une simple grippe mais bel et bien une maladie qui ronge à petit feu les gens touchés. Notre aide est précieuse et essayer de faire que Senua soit plus souriante que soucieuse de ses démons.

Merci pour cette expérience de jeu, merci à LePublicSystemePR pour cette opportunité.

👍 Visuellement impressionnant
👍 Ambiance sonore marquée
👎 Moins immersif et prenant que le 1er
👎 Trop court

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