Ghost of Yoteï, un digne successeur de Ghost of Tsushima ?

5 ans séparent les 2 gros titres de Sucker Punch. L’un jouable avec un héros, l’autre avec une héroïne. L’un au Japon en 14 s’inspirant de l’époque de Kamakura, l’autre se déroulant en 1603. Il était temps pour nous de se replonger dans cet univers japonisant mélangeant katana et armes à feu.

La toute nouvelle production des studios de Sucker Punch est arrivée récemment entre nos mains. C’était pour nous le moment de repartir au Japon et de profiter de ces ambiances fleuries, le tout bercé par de douces mélodies et en plongeant en pleine nature, toute aussi hostile que verdoyante. Ghost of Yoteï va nous mener sur le chemin de la vengeance à travers Atsu, l’héroïne centrale du jeu.

Le synopsis est des plus simple : Atsu voit sous ses yeux mourir toute sa famille. Son frère Jubeï, son père et sa mère. Le destin d’Atsu n’est pas des plus coloré car elle est littéralement embrochée contre l’arbre familial par un certain Saïto. Les flammes entourent notre héroïne qui n’a que la mort comme destin. Comment va-t-elle s’en sortir ? Vous aurez la réponse une fois le jeu lancé et l’aventure commencée.

Les premiers frissons arrivent en même temps que la scène d’ouverture du jeu. La musique est immersive et l’ambiance visuelle (en mode cinéma) est folle. Cela promet une aventure grandiose qui je l’espère aura un dénouement positif. Vous allez me dire que je connais la fin et donc le dénouement, mais j’aime bien mettre un peu de suspense dans mes tests.

Atsu va se forger seule comme pourrait le faire une louve avec ses petits. Le combat, la noirceur, la haine voire l’aveuglement sont les mots qui qualifieront Atsu. Son esprit de venger sa famille est plus fort que tout. Personne ne peut se mettre sur son chemin et personne ne peut surtout la résonner. Elle avance tel un faucon lancé sur sa proie et ne cherchera qu’une seule chose : La mort des 6 de Yoteï.

Les différentes quêtes que va mener Atsu sont toutes liées entre elles. Chaque indice vous mènera à un des 6 de Yoteï. Chaque marchand, chaque forgeron ou cartographe sera un pas de plus pour assouvir votre vengeance.

Le visuel est toujours aussi propre. Tout est quasi parfait et tout bouge à merveille. Que ce soit les combats, les phases d’escalades et les balades à cheval, on ne peut qu’être en admiration devant un travail de qualité. Mon petit point faible ira sur la texture des visages qui sont parfois de moindre qualité. J’aurais aimé voir le visage d’Atsu plus en adéquation avec certaines phases du jeu. Elle garde toujours la même expression, peu importe si le moment est grave ou plus intimiste. Le reste du jeu est magnifique. Les décors, les lieux qu’ils soient forestiers, enneigés ou dans des espaces plus enclavés, tout reste vraiment très beau.

La faune et la flore ont leur importance et encore une fois Sucker Punch a su nous mettre en immersion avec les éléments. Le vent dans les arbres ou sur la végétation luxuriante renforce le côté immersif du jeu. C’est encore un point positif pour GOY. On notera la présence des oiseaux guide, des renards mais aussi de la fameuse louve, qui vous mèneront tous dans des endroits spécifiques pour récupérer des artefacts ou des armes. Tout comme le vent qui nous orientera encore une fois dans cet opus, ce sont ces détails qui font qu’un jeu se démarque d’un autre, qu’on le veuille ou non. C’est dans les meilleurs pots qu’on fait les meilleures soupes. Ghost of Yoteï n’échappe pas à cette règle !

Sur l’aspect combat, on peut choisir sa manière de jouer. J’ai opté pour le mode libre et de chercher mes ennemis lors d’affrontements massifs. Les combats sont très dynamiques et il faut avoir l’œil partout. Enchainer les contres, les esquives pour remplir notre jauge afin de déclencher des attaques spéciales. C’est encore une fois la même recette mais elle fonctionne parfaitement, alors pourquoi s’en priver ?

On a vu la partie visuelle et les combats, voyons un peu plus loin avec le côté narratif et exploration du jeu.

Comme dit en début de test, chaque interaction avec les PNJ vous apportera des informations importantes sur vos quêtes. Chaque village visité aura droit à son cartographe, son forgeron, son marchand. De plus, vous allez trouver un jeu assez amusant : celui des pièces. Il vous donnera un peu de fil à retordre mais l’enjeu en vaut le coup : Un charme est à gagner dans chaque village ou le jeu est proposé. Alors n’hésitez pas à batailler dur pour vous en sortir vainqueur !

Comme dans le premier épisode, vous allez pouvoir faire progresser vos armes et armures. Petite particularité dans cet opus, vous allez pouvoir fabriquer vous-même vos armes en simulant le métier de forgeron. C’est ludique alors autant se faire plaisir et essayer de faire une arme de qualité. Une fois que vos armes et armures atteindront le niveau maximum, seul le visuel changera pour s’adapter au style propre de chacun.

L’esthétique est vraiment très importante dans GOY. Chaque amélioration vestimentaire sera différente de la précédente. Certes, c’est un simple détail mais certains d’entre vous apprécieront le soin mis en avant sur certaines parties de vêtements.

GOY apporte un je ne sais quoi qui fait une réelle différence avec GOT. Même si le fond est identique, on sent une ambiance différente. Atsu est vraiment charismatique, on sent sa colère, sa haine qui va surement s’effriter avec les événements qui arriveront, au cours du jeu. Dans le jargon on appelle ça des twists. Vous n’êtes pas prêts à ces retournements de situations. Ils sont bien implantés dans le jeu, pile au bon moment pour relancer la quête principale.

Notre temps de jeu pour en venir à bout est de 77h. Nous avons passé notre temps à flâner, parcourir de grandes distances à pied tout en écoutant le vent … Le temps nous absorbe et nous donne une impression de légèreté tout en découpant des gens. On avance à son rythme en partant dans une direction pour partir vers une autre destination. C’est le charme d’avoir une totale liberté sur ses mouvements. GOY est un excellent jeu qui mérite votre attention.

J’ai vraiment apprécié ce nouvel opus qui a su me prendre aux trippes et me donner une nouvelle histoire totalement différente de celle de GOT. Même si on sent que cet épisode ferme toute portes pour une suite (à moins d’un DLC) la boucle est bouclée et les 2 protagonistes nous ont livré 2 belles prestations digne d’un grand studio.

SI vous avez été émerveillé par le premier opus, laissez-vous séduire par le second qui vous donnera tout autant – si ce n’est plus – de sensations manette en main. L’aventure est belle, Atsu est un personnage haut en couleurs et la fin vaut vraiment le coup d’être jouée.

👍 Une aventure dantesque
👍 Visuellement une tuerie (sauf les visages)
👎 J’aurais aimé pouvoir explorer les fonds marins !
👎 …….

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